Madame Carambar

Une kiosquière sans journaux

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Culture locale et culture globale du kiosque ?

Les caractéristiques de la culture de quartier seraient selon Marc Abeles un ensemble de formes de sociabilité centrée, déterminées par la représentation d’un espace limité, commun aux individus concernés. Cet espace ne cadre pas nécessairement avec une division administrative, même s’il s’ajuste en général à l’unité territoriale pertinente pour la population (commune, quartier). L’existence d’une limite, sans forme affirmative (…) ou par la négative (‘cette rue-là, c’est pas chez nous’) est fondamental. Le principe de clôture s’avère producteur de singularité, durée et rythmes spécifiques, manières de faire qui font sens dans le contexte du microcosme, symboles dont l’appréhension implique une appartenance commune. 

QUARTIER DU VALLON, Lausanne, 2007.

On aurait tort de limiter la culture locale à des manifestations extérieures et spectaculaires, d’identifier singulier et original. La culture locale, c’est d’abord le quotidien des pratiques répétitives, des ‘habitudes de vie’. Exemple : faire ses courses, où la consommation s’inscrit dans la trame symbolique (parcours adopté, choix du commerçant, échange de paroles, convenances à respecter). (…) L’économie domestique impose des rythmes : temps passé à faire des courses, latence dans la restitution, suite à un don. Prégnance de la durée : le local, piège à temps.  

Marc Abeles, à propos de la culture locale comme champ d’étude sociologique, in : “Le local à la recherche du temps perdu“, in Revue : dialectique n°30, 1980.  



Rue César-Roux, Lausanne, 2007

Avenue Menton, Lausanne, 2007

Rue Saint-Martin, Lausanne, 2007

Rue Saint-Martin, Lausanne, 2007

Place du Nord, Lausanne, 2007

Epicerie, rue du Vallon, Lausanne, 2007 (enseignée fermée depuis)

L’uniformisation des kiosques (chaîne de kiosques) crée l’uniformisation du comportement lors de l’échange. Il ne peut fonctionner que dans l’anonymat, l’homme doit être un individu anonyme pour créer l’accélération du processus de l’échange. Il est une composante abstraite dans le marché.

L’échange est pour les multinationales ou les offices nationaux en cours de privatisation (comme la poste) un calcul abstrait entre le temps et l’espace. Mais dans une dynamique de quartier, les usages des gens produisent une économie “sur mesure“, qui tient compte des besoins des uns et des autres de manière concrète. Sans aller dans une utopie, le choix existe d’ignorer ou d’utiliser ce potentiel pour chaque habitant.

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Written by Tilo Cosimo

14 novembre 2011 à 23 h 07 min

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